Quelques infos à connaître sur Chopiniana

Lorsqu’on entend ou lit « Chopiniana », on identifie immédiatement la référence à Chopin. Mais ce ballet, bien que moins célèbre aujourd’hui que certains grands classiques qui ont traversé les époques, reste un chef d’œuvre que l’on a hâte de vous faire découvrir. Voici quelques informations que vous n’aviez peut-être pas en tête à son sujet.

1 – La musique est donc principalement de Chopin

Basée sur une série de différentes pièces pour piano de Chopin, la musique de ce ballet fut transcrite pour orchestre, notamment par le compositeur Alexandre Glazounov. Pendant le final, on retrouve le Nocturne en la bémol majeur aussi bien que la Grande Valse Brillante du compositeur polonais.

Extrait du final, par le ballet de Kirov. 

2 – Il fut créé en deux temps, à Saint-Pétersbourg puis à Paris

En 1907, le ballet fut présenté au Théâtre Mariinsky sous le titre de Chopiniana. Le chorégraphe le remania pendant deux ans jusqu’à le présenter, le 2 juin 1909, au Théâtre du Chatelet dans le cadre de la première saison des Ballets Russes à Paris. A leurs côtés, l’on put retrouver sur l’avant de la scène les interprètes Tamara Karsavina et Anna Pavlova, toutes deux étoiles déjà, ainsi qu’un tout jeune Vaslav Nijinski.

3 – Il s’agit en fait du ballet Les Sylphides

Chopiniana est son nom originel, en russe. Il s’agit d’un ballet en un acte, chorégraphié par Michel Fokine, évoquant une suite de danses représentant les rêveries d’un poète entouré de sylphides, d’où son nom français : Les Sylphides, nom qui apparut au Théâtre du Chatelet en 1909.

4 – Une sylphide est un génie aérien féminin, plein de grâce

Fanny Elssler as La Sylphide, Carl Joseph Begas, 1832.

Les équivalents masculins sont les sylphes, et tous proviennent de la mythologie gauloise, celte et germanique. Ils sont un symbole de beauté, de subtilité et d’aspiration spirituelle.

Les sylphides ont inspiré d’autres chorégraphies : notamment une œuvre du ballet romantique créée au 19e siècle par Filipo Taglioni à l’Opéra de Paris, sur une musique de Jean Schneitzhoeffer. Le premier rôle, « La Sylphide » était interprété par Marie Taglioni.

5 – La tournée mondiale du ballet inspira les chefs pâtissiers océaniens

La pavlova, dessert fait de meringue, fruits rouges et chantilly, tient son nom de la danseuse Anna Pavlova, étoile russe du début du 20e siècle, connue entre autres pour ses magnifiques duos avec Vaslav Nijinski dans Les Sylphides. Le dessert est censé ressembler à un tutu :

(A gauche : la pâtisserie ‘pavlova’. A droite : un dessin de Bziulka, fait en 2008)

L’Australie et le Nouvelle Zélande se disputent le mérite de l’invention de cette recette, chacun se rattachant à une histoire avec Anna Pavlova : l’Australie via son chef Bert Sache qui a assuré toute sa vie avoir mis au point cette recette en 1934, inspirée de la danseuse lors de son passage pendant la tournée des Sylphides. La Nouvelle Zélande s’attache au biographe de la danseuse, qui stipule que le dessert fut créé à Wellington par un jeune chef amoureux d’elle, en 1926.

Chopiniana & Paquita

Irina Kolesnikova & le Saint-Pétersbourg Ballet Théâtre

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