Questionnaire de Proust de Emőke Baráth

Emőke Baráth (c) Böröcz Balázs

La soprano hongroise Emőke Baráth est l’une des chanteuses les plus en vues du moment. Après ses études à Florence, elle s’est fait connaître lors de plusieurs concours de chant prestigieux, dont celui de la Reine Elisabeth en 2014. Depuis, sa carrière la mène dans les plus grandes maisons d’opéra. Au Théâtre des Champs-Elysées, on la retrouve enfin dans un rôle scénique, celui de l’Amour, dans la mise en scène d’Orfeo et Euridice par Robert Carsen, aux côtés de Philippe Jaroussky avec qui elle chante souvent. L’occasion pour nous de vous faire découvrir cette superbe musicienne dans son premier questionnaire de Proust!

Mon état d’esprit actuel.

Je suis à la fois dans un état de calme et d’excitation. C’est un état d’esprit étrange et ambigu, mais j’aime cette dualité en ce moment. Je suis enthousiaste à l’idée de travailler ici, et je me sens bien à Paris, une ville qui me donne tant.

Ma vertu préférée.

La fiabilité

La qualité que je préfère chez un homme.

Que ce soit pour un homme ou pour une femme, je suis sensible aux qualités humaines universelles – l’honnêteté, la fiabilité, la responsabilité, l’ouverture. Pour ce qui est des hommes, disons, un vrai gentleman qui m’aide avec mes valises, m’aide ou m’ouvre la porte.

La qualité que je préfère chez une femme.

L’élégance. Je n’aime vraiment pas la vulgarité, que ce soit dans le comportement ou dans l’apparence.

Mon principal défaut.

J’en ai beaucoup, mais celui qui me crée parfois des problèmes est ma façon de m’exprimer très franche et honnête. Je dois y faire attention pour ne pas offenser. Je suis également très impatiente, même si parfois cela m’aide à atteindre mon but!


(Emőke Baráth et Philippe Jaroussky dans Stabat Mater de Pergolesi)

Mon occupation préférée lorsque je ne suis pas sur scène ou en train de répéter.

J’aime voyager, ainsi que les activités d’extérieur comme la randonnée ou le jogging. J’aime les beaux arts et je visite les musées lorsque j’en ai le temps. Lorsque je suis chez moi (en Hongrie, ndlr), je vais au théâtre.

Mon rêve de bonheur.

Je pense que le vrai bonheur est une décision et non quelque chose qui vous arrive. Changez pour le mieux, et le monde changera aussi!

Quel serait mon plus grand malheur ?

Perdre la santé. Tant que nous avons la santé, nous avons tout.

Le son que je préfère ?

J’aime le son des bols tibétains chantants. Cela me calme et me plonge dans un état d’esprit très harmonieux.

La ville où je voudrais poser mes valises.

Je suis une vraie fille d’Europe Centrale et j’ai un lien particulier avec ma belle ville natale, Budapest. Je suis fascinée par la beauté et la culture de mon pays, et j’aime y vivre. Mais… si j’étais indécemment riche, et si ce n’était pas aussi loin, j’aurais probablement déménagé à New York!

Làszló Moholy-Nagy, Large railway painting

Un livre auquel je repense très souvent.

The Red Lion par l’écrivain hongrois Mária Szepes. Je le conseille à tous ceux qui aiment les voyages spirituels.

Mes compositeurs préférés.

Monteverdi, Haendel, Bach, Mozart, Debussy, Stravinsky, Bartók

Mon peintre / photographe favori.

Parmi les maîtres anciens, mes préférés sont Rembrandt et Velázquez. Mais j’aime aussi la peinture abstraite et d’avant-garde du XXe siècle – Làszló Moholy-Nagy, Victor Vasarely, ou Kazimir Malevich…
Pour le photographe: André Kertész et Robert Capa

André Kertész | Les chaises de Paris (1927)

 

Mon héros dans la vie réelle.

Les personnes qui font quelque chose pour l’humanité: des chercheurs, des scientifiques… mais aussi les héros de tous les jours, comme les médecins, les infirmiers ou les pompiers.

Mon pêché mignon gourmand.

De la viande, de la viande et encore de la viande!

Ce que je déteste par-dessus tout.

Les gens qui utilisent leur pouvoir à mauvais escient. Si tout le monde utilisait ses pouvoirs (intellectuels ou physiques) pour le bien, la Terre serait un paradis, et nous ne serions pas en danger aujourd’hui.

La faute pour laquelle j’ai le plus d’indulgence.

J’ai une grande tolérance pour les gens que j’aime. La seule chose que je ne tolère pas, c’est une personne consciemment méchante ou grossière avec quelqu’un.

Ma devise.

“Chaque déconvenue qui nous arrive est une leçon à apprendre, et une occasion pour devenir une meilleure personne.” On doit s’améliorer jusqu’au derniers instant de notre vie.

Retrouvez Emőke Baráth dans Orfeo ed Euridice

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