OLIVIER PY en quelques phrases…

Extraits de l’interview accordé par Olivier Py au journal Opéra Magazine…

Parlons de Dialogues des Carmélites… La distribution est formidable !

Rien que des filles géniales ! Je n’ai encore jamais travaillé avec Sandrine Piau (Sœur Constance) et Sophie Koch (Mère Marie). Patricia Petibon, en revanche, qui jouera Blanche de la Force, c’est ma petite sœur. Tous les chanteurs n’ont pas les mêmes besoins. Certains veulent qu’on les laisse faire, d’autres interrogent sans arrêt. Entre Patricia et moi, la connivence est telle que nous n’avons pas besoin de beaucoup parler. Nous espérons bien qu’un théâtre acceptera, un jour, de monter cette Traviata dont nous rêvons. Nous l’avons souvent proposée mais en vain, ne serait-ce que parce que beaucoup ont déjà leur production… Mais ça ne fait rien, nous continuons à répéter, elle et moi !

Vous sentez-vous proche de Georges Bernanos ?

Il fait partie de mes vieilles fréquentations, je connais bien son œuvre et je l’admire. C’est un témoin de l’invisible, et nous avons besoin de lui. Bernanos a changé ma vie presque d’avantage que Claudel. J’avais tenté d’adapter L’Imposture et, surtout, La Joie, mon roman préféré. L’histoire de Dialogues des Carmélites est étrange puisqu’il s’agit, au départ, d’un scénario de film, devenu ensuite une pièce de théâtre, et enfin un opéra. Il fallait une audace inimaginable pour faire ça, même si l’œuvre reste marginale dans le corpus de l’auteur.

N’avez-vous jamais pensé mettre en scène la pièce avant l’opéra ?

Non. Je peux lire Pelléas et Mélisande mais Dialogues des Carmélites, c’est impossible, j’entends sans cesse la musique. Si j’ajoute à ces deux titres Saint-François d’Assise, je pense que nous tenons là les trois opéras français majeurs du XXe siècle.

Vous n’arrêtez jamais ; êtes-vous un boulimique du travail ?

Boulimique, peut-être. Mais je ne sais rien faire d’autre. D’autre part, ce n’est pas du labeur, seulement du désir. Et le désir, ça s’entretient au fil des années… Cette gymnastique, ce devrait être ça, la culture !

Propos recueillis par Michel Parouty – 2 mai 2013

de Francis Poulenc

NOUVELLE PRODUCTION

Jérémie Rhorer direction | Olivier Py mise en scène | Pierre-André Weitz décors et costumes | Bertrand Killy lumières

Avec Sophie Koch (Mère Marie de l’Incarnation) | Patricia Petibon (Blanche de La Force) | Véronique Gens (Madame Lidoine) | Sandrine Piau Soeur (Constance de Saint Denis) | Rosalind Plowright (Madame de Croissy) | Topi Lehtipuu (Le Chevalier de La Force) | Philippe Rouillon (Le Marquis de La Force) | Annie Vavrille (Mère Jeanne de l’Enfant Jésus) | Sophie Pondjiclis (Soeur Mathilde) | François Piolino (Le Père confesseur du couvent) |  Jérémy Duffau (Le premier commissaire) |  Yuri Kissin (Le second commissaire, un officier) | Matthieu Lécroart (Le geôlier)

Philharmonia Orchestra | Chœur du Théâtre des Champs-Elysées

DU 10 AU 21 DÉCEMBRE 2013

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