La soprano russe Anna Aglatova fera ses débuts en France dans Les Noces de Figaro au TCE le 26 novembre prochain. Alors, pour ne pas la distraire lors de ses journées de répétition chargées, nous nous sommes faufilés dans la loge costumes pour lui poser quelques questions, pendant que Christian Lacroix ajustait la robe de mariée de son personnage.

Anna Aglatova essaye la robe de mariée de Susanne, signée Christian Lacroix

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Qui est votre Susanne ?

Les spectateurs vont découvrir le spectacle et verront ma Susanne… complètement italienne ! C’est ainsi que je la vois, que je l’ai construite…

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Qui est votre Susanne ?

Les spectateurs vont découvrir le spectacle et verront ma Susanne... complètement italienne ! C'est ainsi que je la vois, que je l'ai construite : expressive, très forte, elle règle ses problèmes elle même. Bien sûr, dans la vie, je suis différente. Je ne crie jamais sur un homme, sans parler de le frapper, ce que je fais avec Figaro dans le dernier acte ! (rires) Ce n'est bien sûr pas moi. Mais j'aime beaucoup une telle Susanne.

Comment s'est passé le travail avec James Gray ?

Il est extraordinaire. J'imagine difficilement le travail avec un autre metteur en scène maintenant. Son système, c'est de travailler comme avec les acteurs hollywodiens, en immersion totale. Peu de metteurs en scène diraient que les détails viennent uniquement après que tu as compris et commencé à sentir ton personnage. D'ailleurs, nous avons soulevé la question de l'école Stanislavsky, qu'il approfondit beaucoup.

Et avec Jérémie Rhorer ?

Je pense que Jérémie Rhorer est un exemple frappant d'un chef d'orchestre qui ne s'occupe pas simplement de diriger, mais aime vraiment les chanteurs. Même s'il m'a dit que ce n'était pas aussi facile de travailler avec les chanteurs - mais je vois qu'il nous aime. Et il nous dit chaque jour, après chaque répétition, à quel point il a de la chance pour que le destin lui envoie une telle distribution. Et c'est un bonheur. Il approche chaque mesure avec une telle mesure... et ça se voit sur son visage, à chaque fois lorsque quelque chose ne réussit pas et qu'il s'en attriste ! J'ai tout de suite envie de faire quelque chose, corriger sur le champ, pour faire plaisir au chef d'orchestre, mais aussi de lui montrer à quel point moi aussi, j'aime Mozart. J'adore chanter Mozart !

On dirait un spectacle de rêve pour vos débuts au TCE ?

Vous savez, je débute non seulement au Théâtre des Champs-Elysées, je débute en France... Et, lorsque se réunit une telle constellation - les solistes, le chef d'orchestre, le metteur en scène... Regardez seulement, qui est à côté de moi, Christian Lacroix ! Lorsque tout ceci se réunit au même endroit, je comprends à quel point je suis heureuse, en tant que personne et en tant que chanteuse.
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