Daniel Lozakovich (c) Lev Efimov Deutsche Grammophon
Plus jeune artiste à avoir signé un contrat d’exclusivité avec Deutsche Grammophon (à l’âge de 15 ans), Daniel Lozakovich est l’un des jeunes violonistes les plus convoités aujourd’hui. De Valery Gergiev à Esa-Pekka Salonen, de Renaud Capuçon à Khatia Buniatishvili, le violoniste suédois a conquis le monde musical. Il est temps que vous le découvriez avant son récital le 16 janvier 2022.

Il vient d’où ? Né en 2001 en Suède (il est d’origine kirghize et biélorusse par ses parents). Aucun des membres de sa famille ne possède de talent musical. Daniel Lozakovich a un jour confié à sa mère qu’il avait sans doute été violoniste dans une autre vie.

Les débuts. A sept ans, lorsque ses parents veulent l’inscrire en classe de piano, le jeune Daniel découvre le violon et n’en démord pas : ce sera le violon ou rien. A cet âge, il est bien trop tard de commencer le violon. Aucun des professeurs ne veut de lui dans sa classe, sauf une qui dit “d’accord, mais c’est vraiment parce que vous parlez russe“… Le lendemain, elle appelle ses parents : “Avouez-le, il a fait du violon avant ? Il a pris l’instrument et il a joué comme s’il en jouait depuis de nombreuses années. C’est un génie“.

Révélation : deux ans plus tard, à neuf ans, Daniel Lozakovich se produit en ouverture du festival de Vladimir Spivakov à Moscou. A 14 ans, il rencontre Valery Gergiev qui le prend sous on aile. A ce jour, il est le seul chef d’orchestre avec lequel Daniel Lozakovich accepte de jouer sans avoir répété avant (“les autres ne s’y risquent pas !“, rit-il). Mais c’est lorsque Deutsche Grammophon lui propose un contrat d’exclusivité, alors qu’il n’a que 15 ans, que le grand public semble le découvrir… pour ne plus le lâcher. Ses albums successifs sont fréquemment n°1 des listes d’écoute de Spotify et Amazon.

Il parle : le suédois, sa langue maternelle, et le russe, qu’il parle en famille. Mais aussi l’allemand (il a étudié à Karlsruhe) et l’anglais.

Répertoire : Bach en solo (à qui il a consacré un disque), Tchaïkovsky, Beethoven, Sibelius avec orchestre… et tout le musique de répertoire de chambre, bien sûr !

Il joue sur : le Stradivarius “ex-Baron Rothschild”, généreusement prêté par Reuning & Son, et le Stradivarius Le Reynier (1727), généreusement prêté par LVMH.

Il admire : Enfant, Daniel Lozakovich écoutait en boucle les enregistrements de Heifetz, Kreisler, Oleg Kagan… Aujourd’hui, il cite ses maîtres Eduard Wulfson et Josef Rissin, mais aussi Fürtwangler ou encore le pianiste Grigory Sokolov, dont il aime assister aux concerts et avec qui il a en commun cette étonnante capacité à réinventer les œuvres qu’il interprète.

Il aime aussi : la boxe, le judo, les échecs, le jazz, le ping pong… et des parties de foot entre amis.

On l’a entendu sous la direction de Semyon Bychkov, Christoph Eschenbach, Valery Gergiev, Neeme Järvi, Cristian Măcelaru, Klaus Mäkelä, Andris Nelsons, Vasily Petrenko, Lahav Shani, Tugan Sokhiev, Esa-Pekka Salonen…

On la verra au TCE dans : un récital violon solo le dimanche 16 janvier 2022.

Découvrez-le en video: dans la sonate n°5 d’Ysaÿe.

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