Erik OrsennaErik Orsenna ©Bernard Matussière

Voici l’histoire de la Neuvième, la plus célèbre de toutes les symphonies. Erik Orsenna, accompagné par Michel Dalberto au piano et Henri Demarquette au violoncelle,  visitera l’œuvre et l’histoire du génie Beethoven, le plus fort et le plus fragile, le plus humain des hommes, dont l’Ode à la joie, final de la Neuvième symphonie, est devenue l’hymne de l’Europe…

Erik Orsenna à propos du concert du 16 décembre : Il était une fois la Neuvième

« Il se trouve qu’avec Michel Dalberto et Henri Demarquette, nous sommes tous trois membres d’un même club gastronomique et un jour, à la fin d’un repas avouons-le, un peu arrosé, nous nous sommes dit « Et si nous faisions un peu de musique ensemble ? ». Mais je ne suis pas musicien, ce qui est d’ailleurs mon drame. Ce n’est pas grave, m’ont-ils répondu, tu verras que la parole a aussi ses droits dans le récit de la musique. C’est ainsi qu’est né ce projet de faire de la musique ensemble. J’ai eu alors ce sentiment d’une très joyeuses escroquerie de devenir, grâce à eux deux, un tout petit peu musicien. Merci à eux pour cette aventure. »

Henri Demarquette et Michel Dalberto

Pour ce concert à trois, voici trois histoires en paroles, peu de paroles mais surtout de la musique, la plus belle des musiques. C’est l’histoire d’un monde qui, de 1770 à 1827, cherche à s’évader de l’Ancien Régime vers les rivages chahutés de la liberté. C’est l’histoire d’un poème, un hymne à la joie, écrit par le dramaturge Schiller en 1785, 4 ans avant la prise de la Bastille et la déclaration des droits de l’homme devenu deux siècles plus tard l’hymne de l’Europe unie. Enfin, c’est l’histoire d’un homme, albatros sur la Terre, hanté par la passion de la fraternité. Donc ,par ce poème qu’il aura mis toute sa vie à changer en symphonie, il s’agit de fêter ce soir la plus célèbre et aujourd’hui plus que jamais la plus « pertinente » de toutes les symphonies.

Erik Orsenna publiera le 31 mars prochain chez Stock un nouvel ouvrage consacré justement à Beethoven sous le titre «La passion de la fraternité » 

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