Víkingur Ólafsson (c) Ari Magg

Le pianiste islandais a des admirateurs de plus en plus nombreux qui lui sont fidèles quel que soit le répertoire, de Philip Glass à Bach en passant par Debussy. Chacun de ses enregistrements est un événement. A l’occasion de ses débuts au TCE, voici quelques lignes pour mieux le connaître avant de le découvrir sur scène. Présentations !

Il vient d’où ? Rejkjavik. Sa mère est professeur de piano et son père, compositeur et architecte. Víkingur a joué du piano avant même d’avoir parlé.

Ça se prononce comment ? Facile ! Vi-kin-gour O-laf-son (et vous pensiez que l’islandais était compliqué)(ceci dit, on a déjà entendu “Vikingur”, et non “gour”, à la radio, comme quoi)

Années de formation : Víkingur Ólafsson étudie à Rejkjavik jusqu’à 16 ans, puis intègre la prestigieuse Juilliard School à New York. C’est la première fois qu’il se mesure à d’autres jeunes musiciens, lui qui n’était jamais sorti d’Islande et qui doit sa culture musicale à l’impressionnante collection de CDs de ses parents.

Révélation : Entre la fin de ses études à Juilliard school et son succès fulgurant actuel, Víkingur Ólafsson passe plusieurs années à contacter des agences, envoyer ses CDs… sans succès. “Cela prend 15 ans pour, un jour, se réveiller célèbre“, le rassure Alfred Brendel. En attendant, Ólafsson crée son propre studio d’enregistrement, lance son festival en Islande, crée un programme télévisé sur la musique classique… Enfin, Deutsche Grammophon le remarque ! Son premier album consacré à Philip Glass (2017) lui vaut le titre de “Glenn Gould islandais” (New York Times), et une ribambelle d’éloges dans les grands journaux internationaux.

Il admire : Evgeny Kissin et Glenn Gould ont été ses premières obsessions, puis sont venus d’autres, comme Clara Haskil, Dinu Lipatti, Emil Gilels (dont l’enregistrement légendaire du “Rappel des oiseaux” de Rameau a été la première rencontre de Víkingur Ólafsson avec Rameau, à l’âge de 20 ans), puis le jeune Vladimir Horowitz.

Il aime aussi : l’opéra ! Jeune étudiant à la Julliard school à New York, il avait pour coutume de guetter la sortie des spectateurs devant le Metropolitan Opera, pour récupérer un billet lors des départs à l’entracte. Il est notamment amateur de Wagner.

Répertoire : Je vois toute la musique comme de la musique contemporaine, je ne fais aucune distinction“. Avec son style inimitable, souvent méditatif, Ólafsson s’attaque aux monstres sacrés du passé et du présent, de Bach à Philip Glass.

Signe particulier : il est synesthète (il voit chaque harmonie dans une couleur distincte : pour lui, le fa mineur est bleu, le la majeur est jaune…)

On l’a entendu à Lincoln Center à New York, au Konzerthaus de Wien, au Konzerthaus Berlin, au Festival de la Roque d’Anthéron, au Grosses Festspielhaus Salzburg, au Concertgebouw à Amsterdam…

On le verra au TCE : en concert du Dimanche Matin dans un programme de Rameau / Debussy d’après son dernier enregistrement Deutsche Grammophone.

Découvrez-le en video: La fille aux cheveux de lin de Debussy

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