PORTRAIT : Le Vilain, illustrateur 16/17

Pour la prochaine saison 2016-2017, le Théâtre des Champs-Elysées a décidé de s’associer à l’artiste et illustrateur Le Vilain, dont les dessins au trait ont le don de révéler toute la palette des genres, œuvres et artistes défendus par le Théâtre. L’exposition présente les dix premiers dessins issus de cette collaboration et illustre certains des moments phares de la saison prochaine.

Ceinture noire de judo, Le Vilain travaille son trait comme ses enchaînements, tout en fluidité et en précision. Le mouvement s’élabore dans l’instant, l’espace d’une respiration, dans un élan brut et sans calcul. Puis la main s’élance dans la danse… La main dirige, la main conduit, trace sans se relever, bifurque ici ou là sans s’appesantir, jusqu’à la touche finale… Et laisse sur le papier la trace de ces formes virevoltantes soutenues aussi par des à-plats rayonnants. Cette approche épurée et colorée du dessin se nourrit également d’influences occidentales : Matisse, Calder, Rothko…

Formé à l’esthétique industrielle à l’Ensaama de la rue Olivier de Serres, Le Vilain (Willem de son vrai prénom…) a dirigé un studio de création pendant cinq ans avant de reprendre son indépendance. C’est le travail de David Carson qui coupera la dernière entrave : se défaire de la « lisibilité ». Au-delà de la contrainte, il y a l’envie de transmettre une émotion brute ; la représentation n’est que le début d’un dialogue avec le spectateur.

Aujourd’hui il partage son temps entre l’illustration, la conception d’identités graphiques et la direction artistique des Editions Urban Comics. Il vit et travaille sous le soleil de Nice.

Il est représenté par Patricia Lucas, agent d’illustrateurs (patricia-lucas.com).

Son portfolio est disponible ici.

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